Ce sont les Grenoblois eux-mêmes par l’intermédiaire d’un Bureau des Ecoles groupant les plus grands noms de la Magistrature et du Clergé, qui ont instamment prié J.B. de La Salle, fondateur des Frères des Ecoles Chrétiennes d’ouvrir une école dans leur ville (lettre du 30 août 1707).

En septembre 1708, ils ouvrent une école réservée aux enfants pauvres, rue St Laurent.

J.B. de La Salle séjourne à Grenoble d’août 1713 à juin 1714 où il enseigne dans cette école. Il partage la vie de ses frères, fait le catéchisme aux enfants. Un très grave rhumatisme l’oblige au repos et c’est alors qu’il fréquente la colline de Parménie quelques semaines. De retour à Paris, il laisse à Grenoble un inoubliable souvenir. Une plaque le rappelle au n° 40 de la rue Saint-Laurent.

En 1715, les Frères ouvrent une deuxième école sur la paroisse Saint-Hugues.

En 1722 ou 28, ils sont demandés à l’Hôpital général, rue de Bonne pour catéchiser et instruire les enfants. Cela dura près d’un siècle.

1789, les deux écoles ne survivent pas à la tourmente révolutionnaire.

Le 26 mai 1807, les Frères reviennent à Grenoble à la demande du Conseil Municipal. Ils reprennent l’école de la rue Saint-Laurent et ouvrent des classes rue des Mûriers (actuelle rue Abbé de La Salle), en 1813 à la paroisse Saint-Louis, en 1834 dans l’ancienne aumônerie de Sainte-Marie-d’en-Haut, en 1842 sur la paroisse st Joseph.

En 1842, les Frères installés à Saint-Laurent sont appelés à la direction de l’oeuvre St Joseph fondée 5 ans plus tôt dans le but de recueillir et d’élever chrétiennement les orphelins et les enfants les plus pauvres. L’instruction dispensée selon les méthodes de J.B. de La Salle donne d’excellents résultats et la réputation de l’école ne cesse de grandir.

En 1883, le nombre d’élèves étant supérieur à 300, la direction de l’école se trouve dans l’obligation de dédoubler l’établissement et d’installer ailleurs son pensionnat.

En 1886, une société anonyme est constituée, un terrain est acquis dans le quartier de l’Aigle et un bâtiment solide et fonctionnel est construit sous la direction d’Alfred Berruyer architecte. Le financement est assuré par des souscripteurs et des dons nombreux, des Pères Chartreux notamment.

Le 25 juillet 1888, le pensionnat est béni par monseigneur Fava, évêque de Grenoble et les 220 élèves l’inaugurent le 9 octobre 1888. En 1898, construction de la Chapelle et de la salle des fêtes, grâce à la générosité des Pères Chartreux.

Mais en 1904, des lois sectaires dénient aux religieux français le droit de vivre en tant que tels dans leur propre pays… Troquant soutane et rabat contre veste et cravate, les Frères sont dispersés mais les bâtiments n’appartenant pas aux Frères, l’Etat ne peut s’en emparer. Des Frères «sécularisés» viennent de Lyon et le pensionnat de La Salle devient collège Saint-Michel.

1914-1918 : la plupart des maîtres sont mobilisés et les locaux réquisitionnés pour soigner les blessés. Les classes et les dortoirs sont répartis en plusieurs endroits de la ville.

1939 : Un certain nombre de professeurs sont mobilisés mais les cours continuent. La plupart des professeurs reviendront en 1940.

1943 : le 2 décembre, le dépôt de munitions de la caserne de Bonne explose. Le souffle de l’explosion cause des dégâts considérables et rend le collège totalement inutilisable pendant un mois. En janvier 1944, après des réparations provisoires, les grands élèves reviennent. Les autres classes reprennent ensuite au fur et à mesure des remises en état. Plusieurs années seront nécessaires pour effacer les plaies de cet événement.

1952 :  dans la nuit du 7 au 8 octobre, un incendie dévaste l’aile ouest du collège.

1953 :  le 8 novembre, inauguration de l’aile ouest restaurée et surélevée de 2 étages. A cette occasion, le collège Saint-Michel redevient l’école de La Salle.

1970 : suppression totale de l’internat.

1971 :  dans le cadre de la nouvelle carte scolaire de l’enseignement catholique à Grenoble, départ des classes du primaire à l’externat Saint-Bruno, maintien du premier cycle (garçons seulement), mixité des classes du second degré par l’admission des filles.

1972 : mixité des classes du premier cycle, départ des classes du second degré à Bois Rolland qui devient Pierre Termier.

1973 :  construction du gymnase, des ateliers de menuiserie et des salles de physique-chimie.

1980 :  aménagement du C.D.I. (Centre de Documentation et d’information).

1985 : restructuration de l’aile est du collège. La Chapelle et la grande salle vont disparaître. Seuls les murs sont conservés et 4 niveaux sont crées permettant la réalisation de salles de technologie en sous-sol, de salles de classes et permanence sur les trois autres étages. Le 12 décembre 1987, inauguration officielle des nouveaux locaux.

1988 :  les 18 et 19 juin, Centenaire du Collège. Le collège compte alors 850 élèves, répartis dans 30 classes sous la responsabilité de 60 enseignants.

2005 :  la direction de l’établissement, jusqu’ici assurée par les Frères, est confiée à un laïc, M. Gérard Dias Da Costa, ancien Chef d’établissement du collège La Salle de Pringy (Annecy).

2008 :  le collège fête le tricentenaire de la présence des Frères à Grenoble. Une messe solennelle est dite à l’Eglise saint Jean, présidée par Monseigneur Guy de Kérimel, Evêque de Grenoble et de Vienne.

2010 :  le 25 janvier, les pelleteuses entrent en action et couchent les six platanes centenaires qui occupaient la pointe nord de la cour de récréation. Le chantier du nouveau bâtiment commence. Il abrite au rez-de-chaussée, une salle de polyvalente de 350 places, et au 1er étage, les bureaux de la direction, de l’administration ainsi qu’une immense salle des professeurs.

2016 :  Mme Jeancolas prend la direction de l’établissement.

2017 : changement des statuts de l’OGEC, changement de l’appellation de l’OGEC qui prend le nom de l’OGEC LA SALLE L’AIGLE-GRENOBLE, et changement de l’appellation du collège qui s’appelle Le Collège La Salle L’Aigle-Grenoble.

2018 : année jubilaire du tricentenaire de la mort de Jean-Baptiste de La Salle.

Ecriture du projet d’établissement.

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